lundi 5 avril 2021
"Imprécis de cuisine", de Dorothée Coll et Philippe Chevillard
dimanche 4 avril 2021
"Passé le point de rupture", de Christophe Brégaint
Publié par les Éditions Douro, "Passé le point de rupture", de Christophe Brégaint est un recueil de poèmes en vers libres, entrecoupés de photographies en noir et blanc de l'auteur (dont celle de la première de couverture).
Dans ce livre, Christophe Brégaint décrit à la fois l'imminence et l'après d'une rupture amoureuse. Il en détaille les différentes répliques, qui s'étalent dans le temps depuis la blessure fatale jusqu'à son atténuation progressive.
À la fin du livre, le bonheur, même à un plutôt qu'à deux, semble de nouveau possible.
J'ai apprécié la lecture de "Passé le point de rupture", pour la sobriété des textes qui composent ce recueil, cette objectivité subjective, cette manière froide de noter la moindre fêlure (et elles sont nombreuses), en faisant appel aux images plutôt qu'aux personnages du couple.
À travers ces poèmes d'introspection qui se lisent avec facilité, sans être pour autant faciles à vivre, Christophe Brégaint rappelle au lecteur qu'une rupture amoureuse ne se fait pas un jour et que ses effets vont se nicher dans des détails qui ne sont jamais innocents.
Extrait de "Passé le point de rupture", de Christophe Brégaint :
de notre osmose
s'introduisit une disjonction
vendredi 12 mars 2021
"Sauf", de Fabrice Farre
samedi 13 février 2021
"Premiers poèmes", de Maxime Rigaux
Voici un recueil d'un jeune poète (Maxime Rigaux) publié par un jeune éditeur (Julien Noël, premier livre que fait paraître la maison).
Même si j'ai moins aimé certains poèmes - ceux consacrés à l'amour, sujet casse-gueule en poésie - que d'autres, l'impression générale laissé par ces poèmes est… poétique.
Je m'explique sur ce terme de poétique : c'est l'impression pour le lecteur que tout est (encore) possible, non prévisible.
Bref, de la fraîcheur dans l'écriture d'un jeune poète, qualité qui tend à disparaître avec le temps, mais qui devrait toujours exister, et c'est valable pour tous les poètes, hein ?
Extrait de "Premiers poèmes", de Maxime Rigaux :
dimanche 7 février 2021
"Vers l'affluence", de Marc-Albéric Lestage
Peut-être que la pointe du triangle désigne la destination de ce texte. En tout cas, ce que j'ai aimé dans "Vers l'affluence", c'est ce mouvement continu et progressif, chaque page s'inscrivant dans un plus grand ensemble.
Le lecteur assiste, à chaque page, à la progression du marcheur dans sa course d'orientation.
Difficile à reproduire sur un même plan dans ce blog, je vous propose de couvrir, ci-après, deux extraits d'une même page, les deux voix qui se répondent et se complètent à la verticale :
Si vous souhaitez vous procurer "Vers l'affluence", de Marc-Albéric Lestage, qui est vendu au prix de 10 € (+ 3 € de port), rendez-vous sur le site de l'auteur : http://www.marcalbericlestage.com/
"Banlieue ville", d'Aline Recoura
Et pour un premier recueil, c'est réussi ! 290 pages entrecoupées de nombreuses et très belles illustrations de Marjan (qui a également illustré la première de couverture).
Le livre se divise en deux parties principales : "Banlieue" et "Ville", qui se suivent et sont rassemblées dans le titre.
Il s'agit donc d'un ensemble de poèmes urbains qui va de la périphérie (banlieue) vers le centre (ville), en l'occurrence Paris. C'est un déplacement effectif, puisqu'est notamment décrit l'arrivée en gare.
"Banlieue ville" se caractérise avant tout par le fait que les poèmes en vers libres, qui composent le livre, sont des poèmes narratifs;
Au-delà de cette apparence, se dégage une préoccupation sociale constante, marque principale des poèmes réunis ici.
Ainsi, "Banlieue ville" est une suite de portraits de gens, jeunes ou moins jeunes, qui se situe à l'opposé d'une poésie châtiée et élitiste. Une poésie qui se lit facilement, aussi, ce qui n'est pas rien.
Extrait de "Banlieue ville", d'Aline Recoura :
Si vous souhaitez vous procurer "Banlieue ville" d'Aline Recoura, qui est vendu au prix de 20 €, contact de l'éditeur ci-après : lalucarnedesecrivains2@gmail.com
"Cri", de Damien Paisant
Ce livre est dicté par une inspiration, celle qui suit la mort du père, et qui en constitue le deuil.
L'écriture des poèmes, verticale et empêchée, caractérisée par des vers brefs et des sauts de vers, cherche, malgré tout, à exprimer l'inexprimable.
Le lecteur sent bien ce que ça coûte à l'auteur, cette écriture qui fait que chaque mot est craché et imprime le cerveau avec précision.
"Cri" n'est pas pourtant un texte rendu atone par le désespoir.
En effet, si ce recueil est traversé par la brièveté, cette brièveté de façade n'est pas synonyme de sécheresse. Au contraire, à travers la rage qui domine, après cette mort cruelle, je ressens surtout une vie exaspérée. Une vraie vie, qui cherche à abolir les frontières et qui court d'une pensée à une autre.
C'est - je crois - la valeur cardinale de ce "Cri". Une qualité pas si évidente que cela à trouver dans d'autres textes, écrits à partir d'une même réalité, mais une qualité qui s'exprime constamment ici.
Extrait de "Cri", de Damien Paisant :
au trébuchement de ma vérité






